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Lundi 13 février 2006On regarde tous le bout de nos pieds... Les nouvelles ne sont pas bonnes... Chaque semaine semble être un nouveau couperet... L'après-midi est plus léger... Demain la manif égayera peut-être la journée... En attendant des lendemains qui chantent ?
![]() "Elle était fort déshabillée Et de grands arbres indiscrets Aux vitres jetaient leur feuillée Malinement, tout près, tout près. Assise sur ma grande chaise, Mi-nue, elle joignait les mains. Sur le plancher frissonnaient d'aise Ses petits pieds si fins, si fins. - Je regardai, couleur de cire, Un petit rayon buissonnier Papillonner dans son sourire Et sur son sein, - mouche au rosier. - Je baisai ses fines chevilles. Elle eut un doux rire brutal Qui s'égrenait en claires trilles, Un joli rire de cristal. Les petits pieds sous la chemise Se sauvèrent : " Veux-tu finir ! " - La première audace permise, Le rire feignait de punir ! - Pauvrets palpitants sous ma lèvre, Je baisai doucement ses yeux : - Elle jeta sa tête mièvre En arrière : " Oh ! c'est encor mieux !... Monsieur, j'ai deux mots à te dire... " - Je lui jetai le reste au sein Dans un baiser, qui la fit rire D'un bon rire qui voulait bien... - Elle était fort déshabillée Et de grands arbres indiscrets Aux vitres jetaient leur feuillée Malinement, tout près, tout près." (source) Rimbaud, Première soirée Dimanche 12 février 2006Misère, encore un déménagement… Heureusement qu'il y a l'apéro… A peine le temps de rentrer, que déjà il faut repartir. L'ambiance est morose, on s'en rend compte en entrant dans la pièce. La discussion n'est pas plus joyeuse… Heureusement qu'il y a l'apéro… Le timing est serré, me revoilà à traverser la ville. A bout de souffle, le premier comme toujours… Heureusement qu'il y a l'apéro… Puis un autre… Bientôt il n'y en aura plus avec lui. Je suis un peu triste, même si je ne le montre pas, et les apéros à répétition m'insufflent une certaine légèreté… C'est l'heure, il faut repartir. Il fait froid, humide. Ils ont du retard. Je suis gelé… Heureusement qu'il y a l'apéro. Ils n'en sont pas à leur premier non plus. Sacrée bande de soiffards… Le timing, encore. Je cours, mais n'arrive pas à l'heure malgré tout, la banderole a déjà disparu. Heureusement, il y en a une deuxième peu après. Je ne rate pas cette seconde chance… 20h05, ouf, fini de courir. Le reste est habituel : joie, puis déception. Au coup de sifflet final, la classique gueule de bois. Mes apéros n'y sont pour rien… Heureusement, je vais me réchauffer physiquement et moralement...
![]() "I heard there was a secret chord That david played and it pleased the lord But you don’t really care for music, do you? Well it goes like this: The fourth, the fifth, the minor fall and the major lift The baffled king composing hallelujah Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah Well your faith was strong but you needed proof You saw her bathing on the roof Her beauty and the moonlight overthrough ya She tied you to her kitchen chair She broke your throne and she cut your hair And from your lips she drew the hallelujah Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah Well, maybe I’ve been here before I’ve seen this room and I’ve walked this floor I used to live with leonard before I knew ya I’ve seen your flag on the marble arch But love is not a victory march It’s a cold and it’s a broken hallelujah Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah There was a time when you let me know What’s really going on below But now you never show that to me do ya But remember when I moved in you And the holy dove was moving too And every breath you drew was hallelujah Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah And maybe there’s a God above But all I’ve ever learned from love Was how to shoot somebody who outdrew ya Well it’s not a cry that you hear at night It’s not somebody who’s seen the light It’s a cold and it’s a broken hallelujah Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah Hallelujah, hallelujah, hallelujah, halle... It’s not what you’re told It’s not her face It’s not his touch In the room you both share Where he’s gone when he loved When your time and your memory fills your dreams When you’re honest and together Together no more No more Hallelujah, until you’re nothing Hallelujah, baby, until she’s everywhere Hallelujah, until together you are somewhere I’d lost Hallelujah, hallelujah." (source) Jeff Buckley, Hallelujah Vendredi 10 février 2006Finalement, Nancy c'est plutôt mignon. Après la neige et la grêle, il fait un ciel bleu magnifique, et le soleil rasant fait resplendir les trottoirs. Le centre est plutôt agréable, plus que dans mes souvenirs grisés, et la place Stanislas est superbe, même si je suis d'habitude peu fan des dorures... Je tue donc le temps en déambulant et en redécouvrant, occupant mon esprit et les deux heures restantes comme je peux... Fucking obsession...
![]() "Me vuelvo loca porque no sé dónde estás, mis celos envenenan mi vida y mi paz, y van corriendo por mis venas, queman, cada vez que tú te vas, y mi razón, no acepta más que esta obsesión que duele. Celos, son puñales que se clavan en el fondo de mi alma y me van a destrozar. Celos, que son más que una locura, que me hunde en la amargura de un amor irracional. Celos, que se calman cuando duermes, y en tus brazos me retienes, y eres mío nada más. Sólo mi aliento llenará la oscuridad. Cruzando el aire tus pensamientos se van, me desespero porque no sé dónde irán, y son mis celos un martirio, sufro, y conmigo acabarán, y mi razón, no acepta más que esta obsesión que duele. Celos, son puñales que se clavan... " (source) Tamara, Celos 10.02.06 à 21h49 |
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Jeudi 09 février 2006"Ecoute Bernard, je crois que toi et moi on a un peu le même problème, c'est-à-dire qu'on peut pas tout miser sur le physique ! Surtout toi, alors si je peux me permettre de donner un conseil, c'est : oublie que tu as aucune chance, vas-y fonce ! On ne sait jamais sur un malentendu, ça peut peut-être marcher !"
![]() Au même moment, à Vera Cruz... 09.02.06 à 21h53 |
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Mercredi 08 février 200608.02.06 à 23h00 |
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Mardi 07 février 2006I'm sick and tired...
Gasp, malgré la fatigue, impossible de trouver le sommeil... Le lit et ma conscience deviennent une prison. J'ai beau attendre, espérer, me tourner et me retourner dans tous les sens, me relever plusieurs fois, arpenter la pièce dans l'obscurité, je fulmine contre moi-même... incapable de sombrer dans un repos aussi mérité que libérateur. Le réveil n'en est donc pas un, et la journée est longue, mais longue, à masquer la lassitude physique et psychique, à rendre les sourires hypocritement et m'efforcer de rester calme... J'aimerais hurler, mais est-ce que ça me soulagerait vraiment ? Pas ça, pas comme ça... Bref, au moins, je suis arrivé tôt au boulot... ![]() "Je n'ai pas peur de la route Faudrait voir, faut qu'on y goûte Des méandres au creux des reins Et tout ira bien Le vent l'emportera Ton message à la grande ourse Et la trajectoire de la course A l'instantané de velours Même s'il ne sert à rien Le vent l'emportera Tout disparaîtra Le vent nous portera La caresse et la mitraille Cette plaie qui nous tiraille Le palais des autres jours D'hier et demain Le vent les portera Génétique en bandoulière Des chromosomes dans l'atmosphère Des taxis pour les galaxies Et mon tapis volant lui Le vent l'emportera Tout disparaîtra Le vent nous portera Ce parfum de nos années mortes Ceux qui peuvent frapper à ta porte Infinité de destin On en pose un, qu'est-ce qu'on en retient? Le vent l'emportera Pendant que la marée monte Et que chacun refait ses comptes J'emmène au creux de mon ombre Des poussières de toi Le vent les portera Tout disparaîtra Le vent nous portera" Noir Désir, Le vent l'emportera
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