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Lundi 20 février 2006Intriguant film, que ce Nouveau Monde ! M'étant précipité au ciné pour recevoir une claque comme pour La ligne rouge, force est de confesser que ma première impression fut plutôt mitigée, pour ne pas dire plus…
Le temps est omniprésent. D'abord sur la durée, comme dans La ligne rouge : le film est lent ou long, selon les avis. Puis sur la météo, avec l'étrange impression qu'il fait toujours gris. Le terne l'emporterait donc ? On retrouve certains éléments de La Ligne rouge (l'omniprésence de la nature, l'eau, le questionnement sur l'homme et son environnement, le choc des cultures avec en fond de toile l'immersion chaotique des arrivants opposée à l'harmonie du monde "sauvage"), certains clichés aussi, évidemment… Le scénario ? Pas une grande fresque historique, des critiques, quelques clins d'œil, des invitations à la réflexion, une trame semblant se réduire à une banale (?) relation amoureuse… Un grand fourre-tout et à la fois une grande simplicité, voulue… En effet, malgré une certaine frustration, on sent que tout est délibéré, pour n'attirer l'attention que sur elle. Incarnant la femme et la nature, la beauté, elle est le film et le résume en quelque sorte. Le nouveau monde est un prétexte, une métaphore, c'est un film d'amour, sur l'amour, avec en fond de toile quelques incantations humanistes. La ligne rouge insistait sur la violence et la saleté des hommes pour leur opposer la beauté de la nature, de la paix. Le Nouveau Monde rappelle ce lien à la terre, mais l'épure. De ce vide fait autour du personnage, renforcé par la rareté et la simplicité des dialogues, émerge la force des sentiments laissés à la contemplation. Ce n'est pas la psychologie des personnages qui importe, mais leur présence… Via la femme, c'est un film sur l'Homme… Lisant ça et là quelques critiques, je suis un peu étonné : on reproche beaucoup au film sa longueur, en lui reconnaissant la beauté de ses images. Soupçonnant le génie du réalisateur quant au choix des paysages et des couleurs (La ligne rouge…), on ne peut que penser que cette beauté suggérée mais voilée est délibérée, tout comme le rythme du film… J'en attendais sans doute l'inverse, mais peut-être n'est-ce pas spécialement un beau film, mais un bon film ? Ou un beau film sur le fond, pas forcément sur la forme… D'où ce sentiment de perplexité teinté de frustration, mélangé à une impression de toucher la grâce et le génie… ![]() "…cruzaron por primera vez el oceano y vieron el alba del nuevo mundo" El descubrimiento... El otro... Un nuevo territorio, una nueva vida... "These mist covered mountains Are a home now for me But my home is the lowlands And always will be Some day you’ll return to Your valleys and your farms And you’ll no longer burn To be brothers in arms Through these fields of destruction Baptisms of fire I’ve watched all your suffering As the battles raged higher And though they did hurt me so bad In the fear and alarm You did not desert me My brothers in arms There’s so many different worlds So many differents suns And we have just one world But we live in different ones Now the sun’s gone to hell And the moon’s riding high Let me bid you farewell Every man has to die But it’s written in the starlight And every line on your palm We’re fools to make war On our brothers in arms" (source) Dire Straits, Brothers in arms Dimanche 19 février 2006Balles au fond, victoire. Le feu est en nous...
![]() "I see trees of green........ red roses too I see ’em bloom..... for me and for you And I think to myself.... what a wonderful world. I see skies of blue..... clouds of white Bright blessed days....dark sacred nights And I think to myself .....what a wonderful world. The colors of a rainbow.....so pretty ..in the sky Are also on the faces.....of people ..going by I see friends shaking hands.....sayin’.. how do you do They’re really sayin’......i love you. I hear babies cry...... I watch them grow They’ll learn much more.....than I’ll never know And I think to myself .....what a wonderful world (instrumental break) The colors of a rainbow.....so pretty ..in the sky Are there on the faces.....of people ..going by I see friends shaking hands.....sayin’.. how do you do They’re really sayin’...*spoken*(I ....love....you). I hear babies cry...... I watch them grow *spoken*(you know their gonna learn A whole lot more than I’ll never know) And I think to myself .....what a wonderful world Yes I think to myself .......what a wonderful world" (source) Louis Armstrong, What a wonderful world Samedi 18 février 2006Ce soir, l'important, c'est le rose... Prochaine étape, en espérant ne pas encore se taper seulement les épines...
![]() "Des yeux qui font baisser les miens Un rire qui se perd sur sa bouche Voilà le portrait sans retouche De l'homme auquel j'appartiens {Refrain:} Quand il me prend dans ses bras, Il me parle tout bas Je vois la vie en rose, Il me dit des mots d'amour Des mots de tous les jours, Et ça me fait quelque chose Il est entré dans mon cœur, Une part de bonheur Dont je connais la cause, C'est lui pour moi, Moi pour lui dans la vie Il me l'a dit, l'a juré Pour la vie. Et dès que je l'aperçois Alors je sens en moi Mon cœur qui bat. Des nuits d'amour à plus finir Un grand bonheur qui prend sa place Des ennuis, des chagrins s'effacent Heureux, heureux à en mourir {Refrain}" (source) "La vie en rose" Vendredi 17 février 2006"- Ces trois mots réunis reflètent ce que je ressens."
"- Mon épée, prends-la. Maître Sans Nom devra repartir avec elle. Flocon de Neige et moi ne serons jamais séparés. Qu'il en soit de même pour nos épées…" "- Noble guerrier, je souhaiterais dire un mot pour mon Maître. Avec tout le respect que je vous dois, en tant que servante je suis aux côtés de mon Maître depuis l'âge de 8 ans. Il m'a enseigné l'art de l'épée. Il m'a inculqué l'honnêteté. Quelque voie qu'il choisisse, elle est empreinte de droiture. Ce qu'il vient de vous écrire est lourd de signification. Maître Sans Nom, je vous supplie de l'écouter." "- Qu'a-t-il écrit ? Qu'a-t-il tracé à ton intention ?" "- Unis sur terre…" ![]() "Quand je suis ivre, ivre de tristesse, Quand je suis ivre, ivre de détresse, Je voudrais tant dégriser et retrouver les couleurs, Qui se sont effacées, ne sont plus que des ombres. Quand je suis ivre, ivre de d’insouciance, Quand je suis ivre, ivre d’espérance, J’en reprends une gorgée, me pardonne mes déboires, Jusqu’à les oublier, les chasser de ma mémoire. Quand je suis ivre, ivre de douceur, Quand je suis ivre, ivre de tendresse, J’en savoure le goût intense, qui envahit mon palais, J’aimerais qu’à tout jamais, il y tienne résidence. Quand je suis ivre, ivre de plaisir, Quand je suis ivre, ivre de bonheur, Je ne veux pas dessoûler, je garde en secret la source, Qui m’a tant exaltée, pour m’y désaltérer, Encore, encore…" (source) Pauline Croze, Quand je suis ivre Jeudi 16 février 2006Il parle… Ajuster… Rationaliser… Le sourire et le message qui se veulent rassurants ne le sont pas… Au contraire... Mais tout me passe au-dessus… Je les regarde, crispés… Cela ne m'affecte pas… Je suis ailleurs… Le ciel gris et la pluie m'indiffèrent également…
![]() "Besame Besame mucho Como si fuera esta noche la ultima vez Besame Besame mucho Que tengo miedo pederte, perderte otra vez Quiero tenerte muy cerca mirarme en tus ojos verte junto a mi Piensa que tal vez manana yo ya estare lejos muy lejos de ti. Besame Besame mucho Como si fuera esta noche la ultima vez Besame Besame mucho Que tengo miedo pederte, perderte despues" (source) Evora Cesaria, Besame mucho (De Grandes Espérances) Mercredi 15 février 2006Ils les distribuent avec empressement, comme des petits pains... Les grenades ne demandent plus qu'à être expédiées maintenant, histoire de faire pleurer les plus agressifs, et les autres... Le camion à eau se met en place, les boucliers sont lustrés, les casques enfilés... Pourtant, guère de tension palpable, malgré l'ampleur de la manifestation annoncée et redoutée... Finalement ils battent même le pavé dans une ambiance plutôt bon enfant, derrière leurs slogans aussi revendicatifs que colorés... Bolkestein n'a qu'à bien se tenir ! Et pourtant... A peine arrivés, ils repartent déjà, la marche n'ayant finalement qu'une durée de vie très éphémère...
![]() "Ce ne sont pas des mains d'altesse, De beau prélat quelque peu saint, Pourtant une délicatesse Y laisse son galbe succinct. Ce ne sont pas des mains d'artiste, De poète proprement dit, Mais quelque chose comme triste En fait comme un groupe en petit ; Car les mains ont leur caractère, C'est tout un monde en mouvement Où le pouce et l'auriculaire Donnent les pôles de l'aimant. Les météores de la tête Comme les tempêtes du coeur, Tout s'y répète et s'y reflète Par un don logique et vainqueur. Ce ne sont pas non plus les palmes D'un rural ou d'un faubourien ; Encor leurs grandes lignes calmes Disent : " Travail qui ne doit rien. " Elles sont maigres, longues, grises, Phalange large, ongle carré. Tels en ont aux vitraux d'églises Les saints sous le rinceau doré, Ou tels quelques vieux militaires Déshabitués des combats Se rappellent leurs longues guerres Qu'ils narrent entre haut et bas. Ce soir elles ont, ces mains sèches, Sous leurs rares poils hérissés, Des airs spécialement rêches, Comme en proie à d'âpres pensers. Le noir souci qui les agace, Leur quasi-songe aigre les font Faire une sinistre grimace A leur façon, mains qu'elles sont. J'ai peur à les voir sur la table Préméditer là, sous mes yeux, Quelque chose de redoutable, D'inflexible et de furieux. La main droite est bien à ma droite, L'autre à ma gauche, je suis seul. Les linges dans la chambre étroite Prennent des aspects de linceul, Dehors le vent hurle sans trêve, Le soir descend insidieux... Ah ! si ce sont des mains de rêve, Tant mieux, - ou tant pis, - ou tant mieux !" (source) Paul Verlaine, Mains
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