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Samedi 01 avril 2006Des sièges étroits au lieu des dossiers… Des bouteilles au lieu du sommeil… Du bruit au lieu du silence… Du foot au lieu des doutes… Des chants au lieu de déchanter…
Asphyxié… Mon souffle, où es-tu… Prendre l’air… S’oxygéner l’esprit… Respirer… ![]() "Approche-toi petit, écoute-moi gamin, Je vais te raconter l'histoire de l'être humain Au début y avait rien au début c'était bien La nature avançait y avait pas de chemin Puis l'homme a débarqué avec ses gros souliers Des coups d'pieds dans la gueule pour se faire respecter Des routes à sens unique il s'est mis à tracer Les flèches dans la plaine se sont multipliées Et tous les éléments se sont vus maîtrisés En 2 temps 3 mouvements l'histoire était pliée C'est pas demain la veille qu'on fera marche arrière On a même commencé à polluer le désert Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire D'ici quelques années on aura bouffé la feuille Et tes petits-enfants ils n'auront plus qu'un oeil En plein milieu du front ils te demanderont Pourquoi toi t'en as 2 tu passeras pour un con Ils te diront comment t'as pu laisser faire ça T'auras beau te défendre leur expliquer tout bas C'est pas ma faute à moi, c'est la faute aux anciens Mais y aura plus personne pour te laver les mains Tu leur raconteras l'époque où tu pouvais Manger des fruits dans l'herbe allongé dans les prés Y avait des animaux partout dans la forêt, Au début du printemps, les oiseaux revenaient Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire Il faut que tu respires, c'est demain que tout empire Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire Le pire dans cette histoire c'est qu'on est des esclaves Quelque part assassin, ici bien incapable De regarder les arbres sans se sentir coupable A moitié défroqués, 100 pour cent misérables Alors voilà petit, l'histoire de l'être humain C'est pas joli joli, et j'connais pas la fin T'es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou Qu'on remplit tous les jours comme une fosse à purin" (source) Mickey 3D, Respire Vendredi 31 mars 2006En farfouillant parmi les vieux cartons, on tombe sur des trésors. De celui-ci s’écoulent quelques livres, bibliothèque rose, verte… Et une série de petit Nicolas qui, même s’ils sentent le renfermé, n’en gardent pas moins un parfum de nostalgie particulier…
Extrait de Les vacances du petit Nicolas, "On a joué à la marchande" : « Ce qu’il y a avec les filles, c’est que ça ne sait pas jouer, ça pleure tout le temps et ça fait des histoires. A l’hôtel, il y en a trois. Les trois filles qu’il y a à l’hôtel s’appellent Isabelle, Micheline et Gisèle. Gisèle, c’est la sœur de mon copain Fabrice, et ils se battent tout le temps et Fabrice m’a expliqué que c’était très embêtant d’avoir une fille comme sœur et que si ça continuait, il allait quitter la maison. Quand il fait très beau et que nous sommes à la plage, les filles ne nous gênent pas. Elles jouent à des jeux bêtes, elles font des tas de pâtés, elles se racontent des histoires et puis avec des crayons, elles se mettent du rouge sur les ongles. Nous, avec les copains, on fait des choses terribles. On fait des courses, des galipettes, du foot, on nage, on se bat. Des choses chouettes, quoi. » ![]() "Ella, se desliza y me atropella. Y, aunque a veces no me importe sé, que el día que la pierda, volveré a sufrir por ... Ella, que aparece y que se esconde; que se marcha y que se queda ; que es pregunta y es respuesta ; que es mi oscuridad, mi estrella. Ella, me peina el alma y me la enreda ; va conmigo pero no sé donde va. Mi rival, mi compañera ; que está tan dentro de mi vida y, a la vez está tan fuera sé que volveré a perderme, y la encontraré de nuevo pero con otro rostro y otro nombre diferente y otro cuerpo. Pero sigue siendo ella, que otra vez me lleva ; nunca me responde si, al girar la rueda... Ella, se hace fría y se hace eterna ; un suspiro en la tormenta, a la que tantas veces le cambió la voz. Gente que va y que viene y, siempre es ella, que me miente y me lo niega ; que me olvida y me recuerda. Pero, si mi boca se equivoca, pero, si mi boca se equivoca y, al llamarla nombro a otra, a veces siente compasión por este loco, ciego y loco corazón. Sea lo que quiera Dios que sea. Mi delito es la torpeza de ignorar que hay quien no tiene corazón. Y va quemando, va quemándome y me quema. Y, ¿si fuera ella? Ella me peina el alma y me la enreda ; va conmigo ... digo yo, Mi rival, mi compañera; esa es ella. Pero me cuesta cuando otro adiós se ve tan cerca. Y, la perderé de nuevo, y otra vez preguntaré, mientras se va y, no habrá respuesta. Y, si esa que se aleja... la que estoy perdiendo... Y, ¿si esa era?. Y, ¿si fuera ella? Sea lo que quiera Dios que sea. Mi delito es la torpeza de ignorar que hay quien no tiene corazón Y va quemando, va quemándome y me quema. Y, ¿si fuera ella? ...a veces siente compasión por este loco, ciego y loco corazón. ¿Era? ¿quién me dice, si era ella? Y, si la vida es una rueda y va girando y nadie sabe cuándo tiene que saltar. Y la miro... y, ¿si fuera ella? ¿si fuera ella?" (source) Alejandro Sanz, Y si fuera ella Jeudi 30 mars 2006Oh capitaine, mon capitaine...
"Lao Tsé voyageait avec ses disciples et ils arrivèrent dans une forêt où des centaines de bûcherons abattaient les arbres. Presque toute la forêt avait été décimée, sauf un grand arbre aux branches innombrables. Il était si vaste que dix mille personnes auraient pu s'asseoir à son ombre. Lao Tsé pria ses disciples d'aller demander pourquoi cet arbre n'avait pas été coupé. Les bûcherons leur répondirent : « Cet arbre est totalement inutile. Vous ne pouvez rien en tirer car ses branches ont trop de nœuds, elles sont toutes tordues. Vous ne pouvez pas davantage en faire du combustible, car sa fumée est nocive pour les yeux. Cet arbre est absolument inutile, c'est pourquoi nous ne l'avons pas coupé. » Les disciples rapportèrent ces paroles à Lao Tsé. Il rit et dit : « Soyez comme cet arbre. Si vous êtes utiles, vous serez abattus et transformés en meubles. Si vous êtes beaux, vous serez vendus au marché, tels des objets. Soyez comme cet arbre, absolument inutiles... alors vous deviendrez immenses, et des milliers de gens s'abriteront sous votre ombrage. » La logique de Lao Tsé diffère totalement de la vôtre. Il dit : « Soyez le dernier. Vivez dans le monde comme si vous n'existiez pas. Ne soyez pas ambitieux, n'essayez pas de prouver votre valeur, ni de rechercher le mérite, ce n'est pas la peine. Restez inutiles et réjouissez-vous. » " (source) ![]() "Le mal est entré Meilleur ennemi Il sait m'abandonner Me ramener près de lui Je ne veux pas rester sage J'aime le souffre et l'envie Abuser de mon âge Je n'veux pas rester sage Le mal est ma lueur Son ombre est ma couleur Le mal est ma lueur Mon parfum son odeur Prends ton mal en douceur Le mal est entré Et je sais qu'il détruit Qu'il pourrait me faire crever Que reste-t-il ici ? Je ne veux pas rester sage J'aime le souffre et l'envie Abuser de mon âge Je n'veux pas rester sage Le mal est ma lueur... Le mal est entré Meilleur ennemi Il sait m'abandonner Je brûlerai avec lui" Dolly, Je ne veux pas rester sage Mercredi 29 mars 2006Ah ce grenier… J’ai fui ma réunion et mes dossiers… De toute façon, je dois trouver une manière intelligente d’écouler mes congés maintenant… Je me retrouve le nez dans les cartons pourris, les vieux bibelots abîmés, les meubles abandonnés et la poussière… Ici de vieilles cartes postales d’avant la guerre, là quelques cadres familiaux, parfois même une peinture religieuse (!) cachée derrière une armoire depuis des années… Des bouts de lit d’enfant par ci, des restes de commode d’antan par là… Des carcasses de vélo, le squelette d’un moteur, de vieilles casseroles, un arrosoir en fonte… On pousse, on tire, on soulève, on porte, on jette… Jamais je n’avais vu ce grenier aussi vide, ce garage aussi dégagé, cette cave aussi dénudée… Et pourtant, il y a encore tant à faire…
Les visiteurs affluent… Des brocanteurs s’arrêtent… Un antiquaire vient faire des affaires… Des passants partent à l’escalade de la benne… Les voisins me parlent pour la première fois depuis des années… J’arpente les pièces qui se vident doucement… pendant que je le peux encore… Dehors, il pleut. ![]() "Je me souviens, de ce musicien c'était l'automne à la maison Je me souviens moi de ce musicien c'était l'automne sur son violon Le temps n'est plus où passaient les violons quand tu étais à la maison Il a tant plu depuis tant de saisons, le temps n'est plus aux violons. Moi dans la maison vide, dans la chambre vide je passe l'été à écouter Cette symphonie qui était si belle et qui me rappelle un amour infini. Moi dans la maison vide, dans la chambre vide je passe ma vie à regarder Les oiseaux qui passent comme des menaces Et j'entends l'automne, je n'attends personne. Je me souviens de ce musicien un soir d'adieu à la maison Je me souviens moi de ce musicien et de l'adieu sur son violon Et chaque année lorsque l'année est finie, j'entends le violon de septembre Et le passé comme une symphonie fait son entrée dans cette chambre. Moi dans la maison vide, dans la chambre vide, je passe la nuit à écouter Cette symphonie, aujourd'hui finie et qui me rappelle que tu étais belle. Moi dans la maison vide, dans la chambre vide je passe ma vie à regarder Les oiseaux qui passent comme des menaces Et j'entends l'automne, je n'attends personne. Moi dans la maison vide, dans la chambre vide, je passe ma vie à écouter Cette symphonie qui était si belle et qui me rappelle un amour fini. Dans la maison vide, dans la chambre vide, je passe ma vie à regarder Les oiseaux qui passent comme des menaces Et j'entends l'automne, je n'attends personne." Michel Polnareff, Dans la maison vide Mardi 28 mars 2006Dans un bus rempli de petits vieux en tournée spéciale pour le troisième âge à Lourdes, une mamie tapote l'épaule du chauffeur et lui tend une bonne poignée de cacahuètes.
Le chauffeur un peu étonné la remercie et avale d'un trait les arachides. Ca tombe bien, il avait justement un petit creux. Cinq minutes plus tard, la mamie remet ça. Le chauffeur la remercie à nouveau et gobe les cacahuètes. Cinq minutes plus tard, le même cirque recommence. Au bout de dix poignées, le chauffeur en a plein les ratiches et demande à la mémère : - Dites donc, Mamie, c'est bien gentil de me gaver de cacahuètes, mais vos quarante collègues, ils n'en veulent pas un peu ? - Bah non.. Voyez-vous, avec nos dents, on ne peut pas les mâcher. Y'a que le chocolat autour qu'on aime... ![]() "Les femmes c'est du chinois Le comprenez-vous ? Moi pas Celle-ci est une gamine Qui tient tellement à sa peau Qu'elle baisse ses yeux encre de Chine Mais jamais son kimono Celle-là est une acrobate Qui la nuit fait du jiu-jit-su Il faut vous accrocher à ses nattes Sinon c'est elle qui prend le dessus Celle-ci est une fillette Qu'on ne mange pas avec les doigts Il faut la prendre avec des baguettes Sinon elle ne veut pas Telle autre quand elle se couche Est avide de sensations Vous riez jaune, la fine mouche Comptent les autres au plafond Celle-là quand elle perd la bataille Pour ne pas se donner à l'ennemi De votre sabre de samouraï Elle se fait hara-kiri A genoux vous demandez grâce Mais celle-ci rien ne l'attendrit Il vous faut mourir par contumace Au treizième coup de minuit Les femmes c'est du chinois Le comprenez-vous? Moi pas." (source) Serge Gainsbourg, Les femmes c'est du chinois Lundi 27 mars 2006A mon arrivée, en retard, ils sont déjà tous en train de s’affairer. La cour commence à se remplir de vieux meubles abîmés et autres objets promis à la déchèterie. En entrant dans la maison, cette impression de grand départ se confirme : bientôt, il n’y aura plus rien ici, hormis les souvenirs de plus de trente-cinq ans de vie familiale… Difficile d’imaginer ce qu’ils peuvent ressentir... Pour moi aussi, pour la première fois, je dois définitivement me couper de mes racines et délaisser ce point de chute sûr. Dans quelques jours, il n’y aura plus de retour possible au bercail en cas de besoin… La journée se passe donc à trier ce que j’emporterai cette fois définitivement avec moi, et tout ce dont je vais vraiment me séparer. L’heure du grand ménage, encore...
Les tiroirs révèlent des trésors oubliés… Des souvenirs d’antan rejaillissent… Un vieux stylo, quelques crayons… Un visage familier sur une photo écornée, une carte postale… Une lettre d’un amour adolescent… Et ce cahier… Une note amicale dans un livre, des revues… La vieille machine à écrire se cache sous la poussière, les affiches jaunissent aux murs… Bientôt il n’y aura que le vide, encore… ![]() "I was five and he was six We rode on horses made of sticks He wore black and I wore white He would always win the fight Bang bang, he shot me down Bang bang, I hit the ground Bang bang, that awful sound Bang bang, my baby shot me down. Seasons came and changed the time When I grew up, I called him mine He would always laugh and say "Remember when we used to play ?" Bang bang, I shot you down Bang bang, you hit the ground Bang bang, that awful sound Bang bang, I used to shoot you down. Music played, and people sang Just for me, the church bells rang. Now he's gone, I don't know why And till this day, sometimes I cry He didn't even say goodbye He didn't take the time to lie. Bang bang, he shot me down Bang bang, I hit the ground Bang bang, that awful sound Bang bang, my baby shot me down..." (source) Nancy Sinatra, Bang bang
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