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Dimanche 15 octobre 2006"Quelques gouttes de rosée sur une toile d'araignée, et voilà une rivière de diamants" (Jules Renard)
Même le matin, les gens éprouvent le besoin de s'engueuler dans la rue... Strasbourg s'éveille doucement. Les premiers touristes débarquent déjà... La place Gutenberg se réveille avec ses tentes de la dégustation de vin... La Petite France respire encore la tranquillité avant le déversement des chasseurs de clichés... La place de la Gare continue ses travaux... L'avenue des Vosges n'est pas encore noyée dans le flux des voitures... La place de la République sommeille dans son coin, un peu à l'écart... La place Broglie ne fête pas encore la science... La rue des Hallebardes se prépare aux passants du dimanche... ![]() "Encore un matin Un matin pour rien Une argile au creux de mes mains Encore un matin Sans raison ni fin Si rien ne trace son chemin Matin pour donner ou bien matin pour prendre Pour oublier ou pour apprendre Matin pour aimer, maudire ou mépriser Laisser tomber ou résister Encore un matin Qui cherche et qui doute Matin perdu cherche une route Encore un matin Du pire ou du mieux A éteindre ou mettre le feu Un matin, ça ne sert à rien Un matin Sans un coup de main Ce matin C'est le mien, c'est le tien Un matin de rien Pour en faire Un rêve plus loin Encore un matin Ou juge ou coupable Ou bien victime ou bien capable Encore un matin, ami, ennemi Entre la raison et l'envie Matin pour agir ou attendre la chance Ou bousculer les évidences Matin innocence, matin intelligence C'est toi qui décide du sens Un matin, ça ne sert à rien Un matin Sans un coup de main Ce matin C'est le mien, c'est le tien Un matin de rien Pour en faire Un rêve plus loin" (source) Jean-Jacques Goldman, Encore un matin Samedi 14 octobre 2006Enfin non, pas hier, j'aurais sans doute eu un peu de mal à réussir cette photo cette nuit...
On va dire une autre fois alors, à déambuler dans la nuit strasbourgeoise en quête d'obscurité et de lumière... "Qui ose traverser les grands fleuves ne craint pas les petites rivières" ![]() "Quand la nuit s'étend, elle se laisse tomber au hasard Elle enveloppe et elle sape les carcasses atroces Et si tu peux te perdre du côté du fleuve Il te calmera jusqu'à ce que tu ne puisses plus respirer Comme elle est belle la ville et ses lumières seulement pour les fous Celui qui veut, il la découpe en tableaux Là c'est l'heure ou le silence balance sur les eaux du fleuve Le rythme des horloges qui pourissent Y a là-bas cette fille qui enfle son souffle et ses jupes Ouvertes comme des corolles en suspens Plus elle danse, plus elle flambe, plus il l'aime, lui, comme il sent Que no se puede, la Vida no vale Nada." "source) Noir Désir, Le fleuve Vendredi 13 octobre 2006"La poésie, c'est la prise en charge du quotidien, c'est la découverte du présent dans ce qu'habituellement on cherche à fuir"
Passés, petits fours et spectacles de plein air Finis, centenaire... et autres anniversaires... Certains ont peur du quotidien. Du coup ils lui préfèrent... rien. Quête incessante de sensations, Synonyme finalement de privations. Fabuleux mirage de l'illusion, A l'origine de tant de frustration... Bref, il faut en extraire le bien De notre bon vieux quotidien... Apéro, football et alcool, Que la nuit soit longue et folle... RCS-Grenoble : début d'un week end bien mérité... ![]() "Que ce soit en poésie ou en chant, les artistes puisent leur inspiration dans la vie de tous les jours. Jacques Prévert est l’un des pionniers de ce mouvement qui présente le quotidien. Poète à l’époque du surréalisme, Prévert s’amuse à jouer avec les mots, transforme les banalités de la vie et y glisse un message. Il présente le quotidien et ajoute quelques exagérations, bien de son époque, pour illustrer sa pensée. Jacques Prévert brosse un tableau de la vie et la peint de plusieurs couleurs, sous plusieurs angles." (source) "Entre les dents d'un piège La patte d'un renard blanc Et du sang sur la neige Le sang du renard blanc Et des traces sur la neige Les traces du renard blanc Qui s'enfuit sur trois pattes Dans le soleil couchant Avec entre les dents Un lièvre encore vivant" Jeudi 12 octobre 2006"Le terme bobologie est un terme humoristique pour désigner les traitements des traumatismes sans gravité, comme les égratignures et les bleus. Il est composé du terme bobo, qui désigne une petite plaie dans le langage enfantin, et du suffixe -logie qui fait référence aux sciences"
Sopla, sopla... ![]() "Yo quiero el aire que tiene tu alma Yo quiero el aire que, que vive en ti Yo quiero el aire, aire que derramas Aire pa´ quererte, aire pa´ vivir Yo quiero el aire que tiene tu alma Yo quiero el aire que, que vive en ti Yo quiero el aire, aire que derramas Aire pa´ quererte, aire pa´ vivir. Tengo un alma o la tenía Y no es bastante Ya sabes tanto tienes tanto vales Tengo un alma y desafía Tus andares es el paisaje donde flota mi fantasía Y me subo a tu cintura pero es tan temprano, Los sueños que se cumplen son tan raros, el aire roza las palabras que no saben bien De tus ojos, tu mirar, eh por tus andares y tu mirar. Le he robado el alma al aire para dártela en este suspiro soy como la tierra amor, tú eres el sol que no se deja ver no puede ser cómo va a ser Le he robado el alma al aire para poder llevarte aquí conmigo soy como la tierra amor, tú eres el sol que no se deja ver; no puede ser como va a ser Yo quiero el aire que tiene tu alma Yo quiero el aire que, que vive en ti Yo quiero el aire, aire que derramas Aire pa´ quererte, aire pa´ vivir Tengo miedo a un alma fría ¿cuánto vale? comprarle el alma al aire si se descuida suave, suave se la quitas tus andares Ay niña ayay vete tus andares Porque no tiene cura la locura de mis labios Ya nada en esta vida me parece raro El alma rosa despacito el mundo en nuestra piel. En mi vida caminar... y de tu vida niña, lo que no se ve. Le he robado el alma al aire para dártela en este suspiro soy como la tierra o tú eres el sol que no se deja ver, no puede ser como va a ser. Le he robado el alma al aire para poder llevarte aquí conmigo soy como la tierra amor tú eres el sol que no se deja ver; no puede ser como va a ser Y me subo a tu cintura pero es muy temprano De tus ojos tu mirar Eh, tus andares niña y tu libertad Le he robado el alma al aire para dártela en este suspiro soy como la tierra amor tú eres el sol que no se deja ver, no puede ser cómo va a ser Le he robado el alma al aire para poder llevarte aquí conmigo soy como la tierra amor tú eres el sol que no se deja ver, no puede ser, cómo va a ser Le he robado el alma al aire para dártela en este suspiro soy como la tierra amor tú eres el sol el alma al aire tu manera en mí de caminar Le he robado el alma al aire para poder llevarte aquí conmigo soy como la tierra amor, tú eres el sol que no se deja ver; no puede ser, cómo va a ser" (source) Alejandro Sanz, El alma al aire Mercredi 11 octobre 2006"L'humanité est comme un paysan ivre à cheval : quand on la relève d'un côté, elle tombe de l'autre"
Tchin tchin... ![]() "Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine. Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l'onde si lasse Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure L'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va Comme la vie est lente Et comme l'Espérance est violente Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine" (source) Apollinaire, Le pont Mirabeau (Alcools) Mardi 10 octobre 2006Cet enfoiré d'Oscar Wilde aurait dit que "le travail, c'est le refuge des gens qui n'ont rien de mieux à faire".
C’est pour ça que les journées sont si longues en ce moment ? Autrefois, travailler, c’était tourmenter, souffrir. Travail méprisé, car effectué par les esclaves, alors que les hommes libres s’en affranchissaient. Le travail pourrait-il aujourd’hui libérer et donner un sens au quotidien ? « On croit d'abord qu'on travaille pour soi, on se figure ensuite qu'on travaille pour sa femme, on est persuadé plus tard qu'on travaille pour ses enfants, on s'aperçoit en fin de compte qu'on travaille pour travailler. » Merde, j’ai sauté des étapes… ![]() "Ces gens qui courent au grand galop En auto, métro ou vélo Vont-ils voir un film rigolo Mais non, ils vont à leur boulot {Refrain:} Le travail c'est la santé Rien faire c'est la conserver Les prisonniers du boulot N' font pas de vieux os. Ils bossent onze mois pour les vacances Et sont crevés quand elles commencent Un mois plus tard, ils sont costauds Mais faut reprendre le boulot Dir' qu'il y a des gens en pagaille Qui cour' nt sans cesse après le travail Moi le travail me court après Il n'est pas près de m'rattraper. Maint' nant dans le plus p'tit village Les gens travaillent comme des sauvages Pour se payer tout le confort Quand ils l'ont, eh bien, ils sont morts. Homm's d'affaires et meneurs de foule Travaillent à en perdre la boule Et meur' nt d'un' maladie de cœur C'est très rare chez les pétanqueurs." (source)
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